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Après Fix My street, bientôt Clean My Street ?




Pas mal de monde qui vit à Bruxelles sont agacés par les dégâts à l’espace public. Depuis avril 2013, ils peuvent signaler les problèmes par l’application et le site du même nom : ‘Fix My Street’. C’est une initiative excellente, mais elle devrait selon nous aller encore plus loin.

Depuis le lancement de ‘Fix My Street’ au début de 2013, plus de 18.000 plaintes ont été enregistrées. Pour le moment, les trous, affaissements, revêtements abîmés, panneaux abîmés ou illisibles, éclairage défectueux ou abîmé, feux défectueux et marquages disparus peuvent être signalés. L’utilisateur peut aussi joindre une photo. Des plans existent pour élargir le champ des types de problèmes pouvant être signalés, entre autres aux plantations, à la propreté et au mobilier urbain.

Selon Carla Dejonghe, députée bruxelloise, ‘Fix My Street’ peut aussi représenter une plus-value pour la propreté. « Dans certains quartiers, les dépôts sauvages sont une vraie plaie et cela mène à autant d’inconfort qu’une lampe est cassée, ce qui peut déjà être signalé par le système. Un signalement rapide et facile des dépôts sauvages ou de poubelles pleines à craquer par l’application n’est peut-être pas une solution à long terme mais cela peut aider à ce que la saleté ne s’incruste pas pendant plusieurs jours. La possibilité de signaler les dépôts sauvages via Fix My Street a été annoncée pour cette fin d’année, mais n’est toujours pas d’actualité. J’espère toutefois qu’on travaille en arrière-plan à ‘Clean My Street’.

La grande force de ‘Fix My Street’ se cache selon Reinout Van Hullebus, président de l’Open Vld d’Etterbeek, dans l’envoi automatique au service concerné par la plainte. « Auparavant, celui qui voulait signaler un problème sur une voirie régionale de Bruxelles devait s’adresser au service régional Bruxelles Mobilité, pour une voirie communale à la commune, pour l’éclairage défectueux à Sibelga et pour des problèmes à une installation du tram à la STIB. Les gens étaient ainsi trop souvent découragés. Ce n’est quand même pas au citoyen à chercher quel service est responsable pour quel problème ! » Van Hullebus ajoute qu’une application digitale comme ‘Fix My Street’ ne doit pas exclure un service correct au téléphone, au guichet ou par courrier. « Le service doit toujours être inclusif. Tout le monde ne dispose pas d’un smartphone et/ou d’un accès à internet. »

En ce qui concerne la communication digitale de l’administration, il est clair que le citoyen ne veut pas uniquement pouvoir signaler un problème mais qu’il attend aussi une réponse. Sur ce plan-là aussi, le système peut selon Carla Dejonghe être amélioré. « La personne qui signale un problème reçoit aujourd’hui une notification par e-mail à chaque changement de statut de l’incident, donc aussi à la clôture de celui-ci. Il nous semble intéressant que le gestionnaire compétent y joigne alors aussi une photo du problème résolu. Le système offre cette possibilité et cela serait un signal important envers le citoyen qui a pris la peine de signaler le problème », selon Dejonghe.

Des projets comme Fix My Street sont la voie à suivre. Cela ressort aussi d’une réponse du ministre compétent à une question écrite de la députée Dejonghe. Lors d’une concertation avec toutes les communes bruxelloises, la région bruxelloise et ses partenaires, il a été soulevé que le suivi des incidents via Fix My Street devenait plus rapide et plus efficace.