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Nécessité d’une politique favorable aux personnes seules




Depuis 2010 le nombre de personnes seules qui ont fait une demande d’emprunt social auprès du Fonds du Logement bruxellois a augmenté de presque 60%. En 2010 il y avait 275 demandes de crédits (dont 228 ont été octroyées).En 2012 le nombre est passé à 468 (dont 358 ont été octroyées). Selon Carla Dejonghe, députée bruxelloise (Open Vld), ces chiffres démontrent que le marché du logement bruxellois doit plus miser sur des appartements pour une personne.

“La politique du logement bruxellois est surtout centré sur les familles avec enfants. Ceci est logique vu l’explosion démographique. Mais aujourd’hui, plus de la moitié de la population bruxelloise se compose de personnes seules. Pour elles il n’est pas facile de trouver un logement adapté à leurs besoins. Il y a trop peu d’appartements dans la gamme de 40 à 60 m² sur le marché de l’immobilier bruxellois. Cela oblige par exemple à diviser de grandes maisons en appartements de plus en plus petits, avec moins de confort.”  

44% du logement social bruxellois habité par des personnes seules

L’énorme demande pour le logement des personnes habitant seules se fait aussi sentir auprès du logement social. En ce moment 15.474 personnes seules occupent une habitation sociale, soit 44% des logements sociaux existants. Le nombre de demandes pour un logement social par des célibataires a fortement augmenté ces dernières années. Quand en 2009, 14.325 célibataires se trouvaient sur la liste d’attente, aujourd’hui ils sont 15.345.

Carla Dejonghe explique: “Cette augmentation est dûe à l’explosion démographique ainsi qu’à la crise. Les personnes habitant seules ont plus de risques de tomber dans la pauvreté. Proportionnellement, par exemple, elles sont plus taxées que les familles. Il est donc aussi important de tenir compte d’elles dans notre politique sociale.”

Carla Dejonghe demande que l’on fasse plus de recherches sur les besoins et les attentes des personnes seules dans la ville. Elle plaide aussi pour l’instauration d’un “réflexe pour célibataires” au niveau des politiques, non seulement pour le logement, mais surtout sur le plan fiscal.