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Les transports en commun bruxellois de plus en plus lents




Malgré de grands investissements (la création de sites protégés, la télécommande des feux, etc….), pour améliorer la fréquence de passage des transports en commun bruxellois, la vitesse des bus, trams et métros de la STIB a baissé systématiquement entre 2005 et 2011. C’est ce qu’a constaté Carla Dejonghe (Open Vld) sur base de données qu’elle a demandées auprès de la Ministre de la Mobilité, Brigitte Grouwels:

La vitesse moyenne du réseau de tram a baissé légèrement de 16,8 km/h à 16,6 km/h. La baisse est plus considérable pour le réseau du bus, qui est passé de 17,6 km/h à 16,7 km/h. Même la vitesse du métro a diminué de 29,7 km/h à 28,2 km/h. 

La différence n'est pas due à des sites propres

“Les chiffres ont naturellement un rapport avec la forte augmentation du nombre des voyageurs”, explique Carla Dejonghe. Elle attire aussi l’attention sur la réponse de la Ministre qui dit “qu’elle souhaite préciser que la distinction entre lignes en site propre et autres lignes n’existe pas”.

Carla Dejonghe est pourtant persuadée qu’une vitesse plus élevée peut influencer positivement le nombre de voyageurs. Ceci est démontré par le succès du tram 7. En 2010, cette ligne est devenue une ligne CHRONO, avec une plus haute fréquentation et surtout plus de capacité.

Miser sur de plus longues lignes de tram et plus de métro 

Carla Dejonghe plaide pour miser stratégiquement sur les grands axes et faire des investissements ponctuels. Les transports en commun bruxellois transportent la plupart de ses voyageurs dans les métros et trams. Gardons la vitesse de ces lignes stable et élevée. Ceci est possible en créant, par exemple, un tunnel pour le tram sous la Place Meiser. Le voyage en bus doit être la dernière étape.  Nous sommes plutôt partisans de voyager 25 minutes en métro et 5 minutes en bus pour se diriger d’un point A vers un point B, que de voyager 45 minutes en bus pour le même trajet.